Association des Amis des Musées de Villefranche-sur-mer

Les Donations

Collections en réserves

Donations :

- Pierre MANGUIN (132 dessins)

Pierre MANGUIN, né le 12 février 1815 à Paris, entre tardivement en 1842, à l’Ecole des Beaux-arts comme élève de l’atelier Lebas. C’est un excellent dessinateur et un brillant aquarelliste. En trois ans, il enlève de nombreuses médailles en seconde et première classe.

Lorsqu’il quitte l’Ecole, il se distingue par de remarquables travaux pour la Commission des Monuments Historiques : relevés et dessins de monuments antiques et médiévaux.

Dessinateur officiel des fêtes du Gouvernement Provisoire de 1848, il exécute de nombreux travaux de commande pour l’Etat. Il connait le succès populaire en 1855 lorsqu’à l’Exposition Universelle, il obtient une médaille d’Or pour un meuble qu’il a dessiné pour l’éditeur de bronze d’art Barbedienne.

Quelques années plus tard, il est chargé de la construction et de la décoration de l’hôtel de la Païva, où il peut dépenser sans compter. En pleine maturité de son talent, Pierre MANGUIN s’adonne presque entièrement pendant cinq années à cette œuvre unique en son genre, et fait de cette habitation le type-même de l’hôtel particulier parisien sous le second Empire.

On cite de lui des constructions particulières à Paris et dans la Sarthe, la restauration de l’église de la Ferté-Bernard (Sarthe) et de l’église Saint-Laurent à Grenoble, la restauration de l’église de Reuil (avec Lussy), la réalisation du socle de la statue équestre de Napoléon de Nieuwerkerke à Lyon, ainsi que le château de Pontchartrain et une villa près de Boulogne-sur-Mer.

Il meurt le 2 décembre 1869 à Paris.

Château au bord du lac Léman
Château au bord du lac Léman
Cour St Paul à Nîmes
Cour St Paul à Nîmes
Maquette de l’église de la Madeleine drapée de noir
Maquette de l’église de la Madeleine drapée de noir

- Marcel COLIN (64 dessins)

Il était une fois une vieille dame très digne qui un jour répondit à un appel au secours de la Croix Rouge locale dont la trésorerie était au plus mal.

Marguerite COLIN, veuve depuis peu et sans descendant, proposa tout simplement de faire de la Croix Rouge comité de Villefranche, Beaulieu, St Jean, Eze son légataire universel !

Le président de la Croix Rouge, Sylvio VINCENTI est un homme de cœur tout dévoué à sa mission. C’est un homme qui sait qu’il faut se préoccuper de l’âme autant que du corps.

Marguerite va bien dans son corps, elle est mal dans son âme, mal remise de la perte de cher époux. Or dans la donation de Marguerite COLIN, il y a toutes les peintures de son défunt mari, Marcel COLIN.

Et quelles peintures ! Marcel est un post impressionniste de qualité, ses nus, ses paysages, ses natures mortes sont des œuvres de grande beauté, émouvantes et inspirées.

Sylvio VINCENTI a alors une idée de génie. Plutôt que de conserver dans le patrimoine de la Croix Rouge ces œuvres qui tôt ou tard seraient vendues et dispersées, il propose à Marguerite COLIN de les offrir au Musée de la Citadelle qui peut les accueillir et les faire entrer dans le Patrimoine National.

Pour Marguerite, c’est une seconde vie que l’on offre à Marcel et c’est avec enthousiasme qu’elle accepte cette proposition.

C’est avec autant d’enthousiasme que le conseil municipal du 8 juin 2000 accepte et entérine cette superbe donation d’une soixantaine d’œuvres qui seront présentées au public à partir du 9 septembre 2000 dans la chapelle St-Elme de la Citadelle.

Allée des Muriers à Ternay
Allée des Muriers à Ternay
Nu assis tournant le dos
Nu assis tournant le dos
Maquette de l’église de la Madeleine drapée de noir
Maquette de l’église de la Madeleine drapée de noir

- Nicolas DAMIANAKIS (66 dessins)

L'homme :

Nicolas Damianakis était un homme chaleureux, comme son œuvre, dont le sourire et l’aimable assurance dissimulaient mal l’extrême sensibilité de l’artiste.

C’était un homme de Méditerranée, exilé à Paris depuis 35 ans, qui jubilait de voir ses œuvres s’enraciner à nouveau dans la terre de ses ancêtres.

Les Oeuvres :

Le soleil de Villefranche et l’environnement culturel de la Citadelle sont un écrin de choix pour les œuvres de Nicolas Damianakis : odalisques ténébreuses, Eves pulpeuses, paysages chatoyants de couleurs et de nostalgies égéennes.

Dans la lumière crue de Méditerranée, sous les cieux limpides de cette région, les couleurs toute leur beauté, les encres exaltent leur puissance dans un hymne à la femme méditerranéenne.

Cette donation illustre trente-cinq années de production et d’émotion alliant diversité et homogénéité artistique.

Santorin
Santorin
Hommage à Rembrandt 32
Hommage à Rembrandt 32
Les Eves 47
Les Eves 47

- Vadim MECHANINOV Les dix plaies d’Egypte d’après l’Exode (7 à 12) (10 dessins)

Né en 1962 à Moscou, Vadim Mechaninov est un peintre appartenant à la génération émancipée, celle qui put, à la fin des études, affirmer un art libre et indépendant. De 1984 à 1987, il étudie dans les ateliers de Rvostenko.

Son style s’apparente à un expressionnisme graphique du « pop art » venu de la bande dessinée, d’une grande clarté plastique. Son inspiration, il la puise dans la liturgie ou encore dans l’expression de sentiments abstraits. Il fait partie du groupe « Avant-poste » lequel se distingue par une recherche d’une renaissance culturelle en Russie.

En quête d’un style monumental contemporain, il n’hésite pas à faire référence aux grands classiques tels que Vélasquez, Tiepolo, Botticelli, Véronèse. Dans les tableaux de Mechaninov, nous rencontrons le style russe et étonnamment une inspiration plus académique des Maîtres du XIXème, et même plus anciens.

Après sa première exposition à Villefranche en 1995, Vadim Mechaninov a généreusement fait don de ses œuvres à la ville : une saga picturale en dix tableaux inspirée de l’Ancien Testament, livre de l’Exode évoquant les dix plaies d’Egypte envoyées par Dieu pour contraindre le Pharaon à libérer les juifs...

Les mouches
Les mouches
La grêle
La grêle
Les pustules
Les pustules

- Alexandra ALLARD (6 œuvres)

Si l'œuvre d'Alexandra Allard évolue à l'aise de la peinture à l'infographie, un de ses soucis est l'empreinte d'un corps en quête d'unité. Elle a ainsi longtemps travaillé sur les chronophotographies et stroboscopies de Muybridge et surtout d’Etienne-Jules Marey en relation avec le Musée Marey et des Beaux-Arts de Beaune.

Sa technique constante comprend du marouflage de papier de soie monotypé enduit et ciré. Bitume de Judée, compresses et lithographies sur papier Japon sont intégrées dans le travail sous forme de lucarne, de fenêtre ouverte laissant entrevoir un détail du corps.

Jusqu’en 2005, ses dépositions, corps en mouvements ou torses puissants étaient acéphales. Le visage n’échappant pas à la ressemblance et à l’identité, il obligeait le peintre à une certaine ressemblance. Avec ses récents visages en déposition, les portraits d’Alexandra Allard nous obligent à regarder au-dessous de l’épiderme, ce qui se défait, se déréalise, et qui, a contrario de tout portraitiste, déshumanise.

En 2009, le corps en mouvement qui caractérise le travail d’Alexandra Allard reste présent, mais la technique picturale, toujours incisive, a encore évolué.

Sur des toiles de format parfois inattendu, proche des norens japonais (court rideau en tissu fendu que l'on accroche à la porte d'entrée des magasins ou des maisons) le corps prend des pauses plus ralenties, les mouvements sont suspendus, le temps et l’expression se font existentiels, forts de l’expérience artistique et du besoin mûri d’un retour à la technique mixte à l’huile…

La figuration puissante, la touche complexe et violente, réinterrogent la tradition du modèle, un instant, par la couleur, la transparence. La matière s’enrichit dans les lumières et une partie du corps s’évanouit dans les ténèbres où les gestes s’enfuient parfois hors des formats.

Alors que l’art aurait tendance à prendre aujourd’hui comme sujet, la citation, et comme matériau, l’histoire de l’art, Alexandra Allard garde la tradition picturale comme processus d’interrogation pour décomposer le corps nu, encore un peu, de façon plus discrète.

On pourrait dire déjà que le corps doucement s’en fuit... mais la peinture reste.

Ancienne élève de l'Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Alexandra Allard a travaillé pour Hans Hartung à Paris. On peut retrouver ses œuvres dans le catalogue « La Passion du mouvement » édité par la Réunion des Musées Nationaux en 1995 ou aux Editions Tipazza dans le recueil « Nuit Blanche » avec le poète Claude Held, et dans de nombreux livres d'artistes depuis 1998.

En permanence dans des galeries de la région PACA, les travaux d'Alexandra Allard ont été acquis par deux musées français à Villefranche et à Beaune. Elle a participé à de nombreux salons dont celui de la jeune peinture au Grand Palais à Paris en 1990.

Une femme
Une femme
Homme qui court - D
Homme qui court - D

- Emmanuel REGENT (7 œuvres)

Artiste diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 2000, Emmanuel Régent vit en travaille entre Villefranche-sur-Mer et Paris.

Il articule sa démarche autour des notions de lenteur, d’absence et d’attente. Dans ses dessins, peintures et installations, il propose des espaces de « manque », met en place des processus d’apparitions instables, dissimule et décale.

Ses travaux et dessins, aux images, parfois mutiques sont réalisés sur le mode du retrait, propositions de fragments successifs dont il appartiendrait au regardeur de combler les absences.  

Dans les dessins, l’espace se construit par des ombres hachurées à l’encre noire autour des réserves blanches du papier. Ils rendent compte d’une observation parfois décomposée, morcelée, que le spectateur est invité à reconstruire pour mieux s’y projeter. Ses peintures plus récentes (Nébuleuses, 2010) sont influencées par les rendus numériques des scanners, des vues spatiales et autres images issues des nouvelles technologies où la colorimétrie est une reconstitution, une interprétation à des fins utilitaires.

A travers une pratique « classique » de la peinture, il recouvre sa toile de strates successives de couleurs monochromes au rouleau, puis abrase la surface à la ponceuse pour faire apparaitre la couleur au plus profond de l’œuvre. Ainsi la peinture devient elle-même matière à sculpter.

Nébuleuse
Nébuleuse
Vue de la Citadelle
Vue de la Citadelle

Dépôts :

- Tableaux Russes (dépôts du Laboratoire Océanologique de Villefranche)

  • JACOBI : ‘’L’Arrêt’’ 48 cm x 29 cm
  • LEVITAN : ‘’L’Automne‘’ 26 cm x 16 cm
  • LEVITAN : ‘’L’Hiver‘’ 26 cm x 16 cm
  • KOWALEVSKI : ‘’Cheval ‘’ 23 cm x 15 cm
  • MAROWSKI : ‘’Ukrainienne‘’ 23 cm x 14 cm
  • POLIENOFF : ‘’Le Port‘’ 29 cm x 17 cm
  • POLIENOFF : ‘’Hiver‘’ 26 cm x 13 cm
  • RIEPIN : ‘’Départ de Piragoff‘’ 54 cm x 36 cm
  • SEREBRIAKOVA : ‘’Intérieur‘’ 60 cm x 42 cm

9 tableaux issus de la collection d’Alexis KOROTNEFF, fondateur de la Station Zoologique Russe, qui ont été déposés aux Musées de la Citadelle afin de pouvoir les exposer et les restaurer.

JACOBI « L’arrêt »
JACOBI « L’arrêt »
RIEPIN « Départ de Piragoff »
RIEPIN « Départ de Piragoff »

- Ania STARITSKY (dépôt des Musées de Nice) (25 œuvres)

Naissance en 1908 à Poltava dans une famille d’intelligentsia russe et ukrainienne. En 1921, après la mort de sa mère, s’installe à Moscou chez sa tante et suit des cours de peinture avec V. Favorsky et T. Soukhotina-Tolstaïa. En 1925, sous prétexte de soigner sa tuberculose, part à l’étranger. En 1926-1931 suit des cours à l’Académie des arts de Sofia. En 1932 s’installe à Bruxelles et fréquente l’Ecole supérieure d’arts décoratifs, section peinture publicitaire, illustration et édition. Jusqu’en 1940 travaille en tant que designer dans les imprimeries Wellenns & Godenne, Tillbury Press, Celys Advertising Agency, Société Lever, peint une série de portraits. Après la guerre, avec son mari, le peintre belge Orix, s’installe en France et vit à Nice jusqu’en 1951. Adhère à « l’école de Nice ». De 1951 à 1956 prend part aux Salons des Réalités Nouvelles à Paris. S’installe à Paris en 1952, participe à des expositions collectives et des salons, crée une série de poèmes-objets. Au début des années 1960 fait plusieurs voyages en URSS (à Moscou et à Leningrad). Auteur de gouaches illustrant des poèmes de M. Tsvetaeva, E. Bagritsky, S. Kirsanov, L. Martynov, E. Evtouchenko et R. Rojdesvensky. En 1975 illustre quelques livres de Michel Butor. De 1978 et jusqu’à sa mort en 1981 participe à des expositions collectives et personnelles.

Après son décès, les œuvres provenant de la liquidation de son atelier sont déposées dans les musées de Nice, d’Antibes et de Villefranche-sur-Mer.

Les oiseaux d’orage
Les oiseaux d’orage
Sans titre
Sans titre

Acquisition :

- Philip PLISSON

Philip fait ses premiers pas sur les bords de la Loire, entre Beauce et Sologne. Il découvre La Trinité-sur-Mer à l’âge de 4 ans où son père lui transmet sa première passion : la voile. Le besoin de mer ne le quittera plus ! Sa grand-mère paternelle lui offre, à 9 ans, son premier appareil qui lui permet de découvrir sa deuxième passion : la photo. Au début des années 80, Philip découvre enfin qu’il peut vivre de ses 2 passions : photographier pour naviguer et naviguer pour photographier. Nommé Peintre de la Marine en 1991, il témoigne des événements majeurs liés au monde de la mer afin de conserver la mémoire de la maritimité contemporaine comme l’avait souhaité Richelieu en créant le Corps des Peintes de la Marine. Ce titre donne droit au port de l'uniforme et à l'équivalence de grade de Capitaine de Corvette pour les Peintres titulaires et permet aux artistes d’associer la célèbre petite ancre à leur signature.

Dans le cadre de l’Année Irlandaise en 2003, la municipalité de Villefranche a souhaité acquérir une collection de photographies de Philip PLISSON destinées à la présentation de paysages irlandais et maritimes.

La collection est composée de :

  • 1 panneau photographique de présentation 60x80
  • 22 panneaux photographiques 120x80
  • 13 panneaux photographiques géants 137x385
Exposition
Exposition

Œuvres dans la Citadelle

- Buste d’Alexandra FEODOROVNA en bronze

Situé dans les jardins de la roseraie de la Citadelle.

En 1996, la municipalité de Villefranche-sur-Mer soucieuse de renouer avec son passe russe et d’honorer l’impératrice Alexandra Feodorovna, qui a lancé le tourisme hivernal sur la Côte d’Azur a fait ériger face à la rade un buste de la souveraine réalisé par le sculpteur Victor Onechko.

Exposition
Buste d’Alexandra FEODOROVNA en bronze

- L’œuf de Claude VALOIS en acier

Situé dans les jardins de la Citadelle

LA CRÉATIVITÉ « AVEC QUATRE BOUTS DE TÔLES »

Voici une manière assez cocasse de résumer le talent de Claude Valois. César et Tinguely, ses « héros », fascinent cet artiste autrefois lié au monde du divertissement. Après des études techniques, Claude Valois travaille près de 40 ans dans l’industrie des loisirs. Les hasards de la vie l’encouragent à prendre sa retraite dans le Sud de la France, puis à renouer des liens forts avec sa sœur, ancienne expatriée au Brésil. Une exposition à Saint-Tropez s’organise, pourquoi pas ? Claude Valois et sa sœur se remettent à la pure création. Succès immédiat, « l’œuf » en matériel de récupération est acheté par un touriste allemand. Bien sûr, ce petit succès lui permet de profiter de la vie mais bientôt, de nouveaux clients affluent et l’on demande à Claude d’exposer de nouvelles œuvres. De Saint Raphaël à Cannes, de Monaco à Osaka, l’artiste s’exporte.
Une fois n’est pas coutume, c’est au cours d’une exposition qu’il fait une rencontre importante, celle de « Madame Delrieux ». Une connexion humaine s’établit. De fil en aiguille, la relation amicale s’étoffe et Claude Valois décide alors de signer une œuvre pour NAMAKA. Faire quelque chose de beau, craindre la réaction du public, se sentir fragile face à lui, mais y prendre du plaisir. Finalement, le plus important, c’est de « réjouir l’œil ».

L’œuf de Claude VALOIS en acier
L’œuf de Claude VALOIS en acier

- Jean Cocteau par Marin MARCOS

Situé dans les jardins de la Citadelle

Marcos Marin, né au Brésil le 12 septembre 1967, est le fils d’un producteur de cinéma et d’une chanteuse lyrique.

Dès l’âge de cinq ans Marcos suit les cours de piano classique au conservatoire de musique de Sao Paulo. Très jeune, il démarre une carrière de pianiste virtuose et vient étudier la musique en France à Angers. En même temps, il se passionne pour la peinture.

A la Cité des Arts à Paris en 1990, Marcos rencontre Vasarely. Intrigué par le travail de ce dernier, Marcos Marin se lance dans l’aventure de l’art optique. Avec succès, puisque deux prix viennent couronner ses œuvres : le prix Fiat pour son œuvre sur Christophe Colomb fêtant les 500 ans de la découverte de l’Amérique (Musée Fiat de Turin) et le prix Collection Philips pour celle sur Mona Lisa.

Durant cette décade, Marcos Marin joue un rôle important dans le développement culturel entre le Brésil et la France pour l’AIAP UNESCO.

En 2000, il emménage aux USA, à Miami Beach, où il installe son atelier. 2003 est l’année de sa première sculpture monumentale. Elle sera exposée à Coconut Grove Convention Center à l’occasion de l’inauguration de la grande foire d’art Arteamericas. Il gagnera le concours « Best of Florida ».

En 2004 à Art Basel, Marcos Marin fait la connaissance de Delphine Pastor, qui, séduite par son talent, l’invite à venir exposer à Monaco. L’inauguration de l’exposition –qui comporte un magnifique portrait de la Princesse Grace, aujourd’hui au nouveau musée de Monaco- a lieu quelques jours après la mort du Prince Rainier. Le Prince Albert demande alors à Marcos Marin de dessiner le monument officiel dédié à son père. Cette œuvre monumentale est dévoilée le 18 janvier 2006 à l’entrée du Cirque de Fontvieille.

En 2006, Marcos Marin rencontre le styliste et mécène, Pierre Cardin, qui lui offre la possibilité de réaliser des œuvres de grand format dans l’atelier de Lacoste.
Entretemps, Marcos Marin travaille au Portugal avec Stanley Ho dans le cadre du cinquantenaire du Casino d’Estoril. Le mécène offrira à l’artiste deux médailles d’honneur : l’une remerciant l’artiste pour l’exposition consacrée à la galerie du Casino et l’autre pour le portrait Stanley Ho réalisé à Macao.

En 2009, invité au Japon dans le cadre de l’amitié Brésil-Japon, l’artiste obtient la reconnaissance pour l’ensemble de son œuvre.
Le monument « Jean Cocteau« sculpture optique est dévoilé au publique en septembre 2011 à la Citadelle de Ville- franche-sur-mer, première œuvre publique historique dans le territoire français de Marcos Marin.
L’artiste vit et travaille désormais à Monaco.

Jean Cocteau par Marin MARCOS
Jean Cocteau par Marin MARCOS

- Statues WOJTCZAQ en bois de peuplier

Représentant Saint Michel et Sainte Elisabeth, œuvres situées dans le Patio de l’hôtel de ville

Andrzej Wojtczaq

Est né et a grandi à Kutno en Pologne. Jeune adulte, il travaillait dans la métallurgie, bien que son souhait était de travailler avec du bois. Depuis 1979, il a changé sa profession pour devenir un sculpteur sur bois. Il devient célèbre lorsque qu’il crée avec d'autres artistes, un groupe dans un musée de £êczyca. Avec succès, il a participé à plusieurs concours et événements partout en Pologne.

À la fin des années 80, son art a également trouvé des intérêts à l'étranger. Il a vendu de nombreuses œuvres en Allemagne, France et Suisse. Puis son travail a été également reconnu aux USA, notamment à Santa Fee. Dans les années 90, il a été invité à participer à des expositions à l'étranger. On trouve un certain nombre de ses œuvres de grande taille, dont certaines atteignent plus de 2 mètres de haut, devant les églises en Wittstedt, Cacilliengnaden, Wilhelmshafen et Ahlhorn.

En France, son travail peut être vu à Villefranche-sur-Mer entre autres.

Ses sculptures sont principalement fabriquées en bois de tilleul et abordent généralement des thèmes sacrés. Outre les statues, il crée également des reliefs plats avec des personnages. Il puise son imagination dans les domaines religieux, des motifs bibliques, des personnages, saints et anges, tout en conservant la tradition polonaise.

Il est important de noter qu’Andrzej Wojtczak est membre d'un groupe très célèbre de sculpteurs sur bois en Pologne.

Plus récemment, Andrzej Wojtczak a développé son intérêt pour la peinture. Ses sujets de peinture s’inspirent de sa sculpture.

De nos jours Andrzej Wojtczak voit son avenir dans la peinture. Son studio de trouve près de la ville de Kutno, où sa fille Magdalena étudie sous sa direction et, comme son père, a déjà établi une indépendante réputation enviable dans le monde de l'art...

Statues WOJTCZAQ en bois de peuplier
Statues WOJTCZAQ en bois de peuplier

- Igor AKIMOV

Œuvre sculptée représentant un cosaque à cheval, située dans l’alcôve dans la descente vers le jardin de la roseraie.

Né à Vladimir (dans « l'Anneau d'Or ») en 1968, Igor Akimov est diplômé de l'école supérieure des Beaux Art de Moscou (premier de sa promotion). Définitivement installé à Nice, il expose de manière permanente à Paris (galerie Chamart), à Nice (galerie Rosanoff), ainsi que sous le chapiteau privé de SAS Le Prince de Monaco (sculpture). Il a exposé plusieurs fois au Carroussel du Louvre à Paris, à l'Espace Massena à Nice, au Théâtre Grace de Monaco à Monte Carlo.

Cosaque à cheval d'Igor AKIMOV
Cosaque à cheval d'Igor AKIMOV

- Le Livre Delta par Gabriel MEXENE

Gabriel Méxène, pseudonyme collectif de deux frères, Damien et Vincent Fayolle (1974 et 1969), est le fruit de la fusion de deux engagements artistiques et poétiques indissociables. L’auteur aux deux visages est un amoureux du Livre qu’il considère comme la demeure exclusive de ses écrits et de ses peintures. Graveur lapidaire n’utilisant que le ciseau, la pointe et la massette, il réalise des livres-objets inspirés par la beauté de la Rade de Villefranche.

Le Livre Delta des Figures, composé de huit dalles en marbre gravées et dorées, présente le déroulement d’une journée idéale en six formules et paysages peints dans une contée utopique.

Une des huit dalles composant le Livre Delta
Une des huit dalles composant le Livre Delta

- L’Homme de Pierre de Max CARTIER (Pierre et métal)

Situé dans la cour du Ricin

« L’homme aux mains d’or »

L’artiste a un physique de jeune premier, pas étonnant alors qu’il ait commencé sa vie professionnelle comme comédien et son premier film (devenue aujourd’hui mythique) était « Rocco et ses frères » de Luchino Visconti où il est le partenaire d’Alain DELON et d’Annie GIRARDOT. Il tourne ensuite dans de nombreux films (tous restés célèbres) : L’assassin de Marcello Mastroiani, le roi des truands avec Ernest Borgnine, Giuliano avec Franscesco Rosi…

Par la suite, Max CARTIER ouvre un restaurant à Nice ou l’on rencontre DELON, BRIALI, Paul Newman et toutes les stars des années 60 et puis il a l’occasion de découvrir la sculpture et c’est, pour lui, une révélation. A partir de 1965, il travaille et expose. Ses thèmes sont les plus divers : les cocottes en tissus en 65, les jambes en 70, les plâtres, les étains et miroirs en 75, les masques en 79, les œufs en 80, l’école des chaises en 84, les fauteuils en tissus en 86, les poêles en 87, les enlacés en 90, les hommes de pierre en 91, les hommes de fer en 92… Max CARTIER est en évolution constante.

Il faut le voir travailler dans une carrière, plein soleil, dans l’arrière-pays niçois pour comprendre qu’il n’y a aucun bluff chez cet artiste. Il extrait les pierres, les façonne légèrement pour leur garder un coté brut et millénaire et les assemble en se moquant de leur poids, afin de les fier dans ses rets de fers torsadés.

Dans l’immense jardin près de NICE où est installé son atelier, ses créatures posées les unes à cote des autres font penser à de guerriers d’un autre âge. Max CARTIER a choisi d’exprimer ses émotions à l’aide de matériaux puissants, rugueux et éternels, provenant du plus profond de la terre afin de découvrir la lumière et se transformer en créatures monumentales représentant la force et l’éternité.

« Mes hommes de pierre et mes hommes de fer sont les guerriers de l’impossible; même s’ils sont apparemment élémentaires, ils détiennent en eux les clefs du devenir. »

L’Homme de Pierre de Max CARTIER
L’Homme de Pierre de Max CARTIER

Œuvres dans la Ville

- Statues VOLTI dans le Jardin Binon

Donation de l’enfant du pays à sa ville d’enfance.

Statue VOLTI
Statue VOLTI
Statue VOLTI
Statue VOLTI

- Statues Russes Avenue Alexandra Feodorovna

En mai 1998, la ville marquait à nouveau son attachement pour la communauté russe en posant deux statues représentant le Prince Alexis Orlov et le Comte Fedor Orlov et en septembre 1999 le buste de l’amiral Fedor Ouchakov. Ces dignitaires russes étaient présents à Villefranche avec l’escadre russe envoyée par Catherine II en 1770.

Ces trois sculptures, offertes par l’académie navale de St Pétersbourg, sont situées dans le jardin niche au creux de l’avenue Alexandra Feodorovna.

Statues Russes
Statues Russes

- Jean Cocteau par Cyril de la PATELLIERE au Quai Courbet

En 1989, Cyril de La Patellière réalise un buste en bronze de Jean Cocteau qui est placé à proximité de la chapelle. L’inauguration se fait en présence d‘Edouard Dermit. Le socle est une pierre monolithique.

Sculpteur, né en 1950, Loire-Atlantique. Ecole des Beaux-arts de Nice de 1967 à 1972. Débute en tant que graphiste publicitaire. Se consacre uniquement au dessin et à la sculpture à partir de 1982. Première commande d'un grand bronze par la ville de Nice en 1983 (actuellement visible au Palais des Congrès de Nice). Puis, successivement, « Henri IV » bronze pour le musée de Pau.

« Jean Cocteau » deux bronzes pour Villefranche-sur-Mer et Menton.

« Etude en bronze » pour les magasins Mitsukoshi àTokyo. « Amiral de Grasse »: un buste au Musée de la Marine à Paris. Un bronze (2 mètres) pour Grasse et Le Bar-sur-Loup, un bronze pour Washington U.S.A. Un buste en marbre de la princesse Grâce de Monaco. « Louis Pasteur » à l'Institut Pasteur et à Charenton-le-Pont.« L'Homme qui marche » bronze, Zürich. « la Liseuse » bronze, Gap, « la Femme au miroir » et « Sainte Devote » bronze et marbre, Monaco, etc... Diverses expositions à l'étranger (New-York, Londres, Monaco, Rome, Ütrecht, Bruxelles, Zürich, Bâle,) etc...

Parmi les collections les plus marquantes: Collection royale d'Angleterre, du prince de Monaco, de Fernando Arrabal, Musée Cocteau à Menton, Michel Pastor à Monaco, Hôtel Negresco de Nice, Paul Ricard, Jacques Ginepro expert, Jean-Paul Belmondo, Hansjörg Huber, etc... Prix de l'Académie des Beaux-Arts, Prix Paul-Belmondo, Prix de la Royal Academy d'Angleterre, etc... Présent sur le Bénézit. Auteur d'un livre de photographies: « Nice ou la terre lumineuse ». Dessinateur également de timbres-poste pour la France, Monaco, la Polynésie Française, les Terres Australes Françaises.

Jean Cocteau par Cyril de la PATELLIERE
Jean Cocteau par Cyril de la PATELLIERE
Inauguration du buste de Jean COCTEAU, 5 juillet 1989
Inauguration du buste de Jean COCTEAU - 5 juillet 1989